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La
coupole
est sans doute le type de voûte le plus ancien.
Dans
sa
forme la plus simple la coupole est hémisphérique. Sa
surface est engendrée par un quart de cercle qui tourne
autour d’un axe de révolution vertical.
Alors
que
dans
une voûte en berceau les lignes génératrices* sont des
demi-cercles et le lignes
directrices*
sont des droites, dans une coupole sphérique les
génératrices sont des quart de cercle verticaux et les
directrices sont des cercles horizontaux.
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*génératrice
:
ligne courbe ou droite dont le déplacement le long
d’une ligne courbe ou droite, appelée directrice,
engendre une surface.
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PRINCIPES
Nous
donnons
une explication intuitive des conditions d’équilibre
d’une coupole qui
n’a
pour but que faire sentir les principes physiques qui
agissent sur son équilibre. les schémas et le
raisonnement associé sont bien évidemment extrêmement
réducteurs mais ils représentent très grossièrement les
lois qui gouvernent la réalité.
N’oublions
pas
qu’à l’époque médiévale les architectes-ingénieurs
n’avaient comme référence que leur bon sens, leur
expérience, et les expérimentations qu’ils menaient. Les
modèles mathématiques de la statique du solide et de la
résistance des matériaux ainsi que les techniques de la
statique graphique n’existaient pas, même à l’état
embryonnaire.
La
construction
d’une coupole se fait par assises horizontales
circulaires qui forment des annaux de diamètres
décroissants, depuis la base de la coupole jusqu’à son
sommet. Une coupole est toujours faite de pierres
appareillées, sauf parfois la calotte qui peut être en
blocage. La raison est simple : faire en charpenterie un
couchis de forme sphérique est terriblement difficile,
voir impossible.
Pour
réaliser une forme parfaitement sphérique les maçons
avaient une technique fort simple : un gabarit mobile,
une sorte de perche de longueur égale au rayon de la
sphère, attelée en un point qui est le centre de la
sphère mais mobile autour de ce point, que le maçon
dispose pour placer la pierre à la bonne distance du centre, vérifier
l’arrondi de voussoir et respecter
l’inclinaison du plan du joint
de lit (en vert sur la figure de droite).
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| Construction
par assises circulaires |
Système
de gabarit pour respecter la forme sphérique |
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En
géodésie
on a coutume de repérer un point sur le globe terrestre
par ses coordonnées en longitude et latitude par rapport
à une référence. Cela signifie que le point est à
l’intersection d’un arc méridien (la
longitude)
et un
arc parallèle
(la latitude).
Considérons
une
coupole achevée et intéressons nous à un voussoir
quelconque. Il se trouve à l’intersection d’une "assise
méridienne" et d’une "assise parallèle".
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L’assise
méridienne
verticale, repérée en jaune sur la figure de droite,
présente les mêmes conditions d’équilibre qu’un arc en
pierre : elle exerce une poussée radiale sur les
supports qui soutiennent
la
coupole. Par
conséquent
une
coupole
nécessite
une
structure
de
soutien
qui
prenne
en
compte
cette
exigence
(murs
épais,
contreforts,
alignement
de
coupoles
qui
s’épaulent
mutuellement,
etc.).
Une
coupole inachevée ou en cours de construction est en
équilibre alors qu’un arc ou une voûte en berceau en
cours de construction s’écroulent si on enlève les
cintres qui les étaient. Là est la force de la coupole,
mais pourquoi ?
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Dans
la figure ci-dessous, observons le voussoir,
figuré
en gris, situé à l’intersection de l’assise parallèle horizontale représentée en
vert,
et de l’assise méridienne verticale représentée en
jaune.
Comme
nous
l’avons vu ci-dessus, les voussoirs de l’assiste horizontale sont inclinés. En l’absence
d’étaiement le voussoir gris devrait tomber de l’assise verticale. Mais
ce
voussoir ne peut pas glisser vers l’intérieur sous
l’effet de son poids parce que les voussoirs voisins de
l’assise horizontale s’épaulent mutuellement entre eux
grâce la géométrie de l’ensemble. Il en est ainsi de
tous les voussoirs au cours de la construction.
Cette
disposition
permet de canaliser les lignes forces de façon à les
conduire jusqu’au sol et à assurer l’équilibre de chaque
voussoir.
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Contrairement
à un arc, une coupole peut très bien ne pas avoir de clé
de voûte et se terminer par un oculus plus ou moins grand
comme vous pouvez le voir dans la chapitre Coupole.
La
voûte
en construction, représentée en photo, est réalisée avec
des voussoirs très grossièrement taillés mais par contre
l'inclinaison des joints de lit est parfaitement
respectée.
En
respectant
ce principe
on
peut
construire
des
coupoles
dont
la
base
n’at pas circulaire (ellipse,
oval)
voire même polygonale.
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COUPOLE
EN
ARC DE CLOÎTRE
La
coupole
peut parfois prendre la forme d’une voute en arc de
cloître. La voûte en arc de cloître résulte de
l’intersection de deux demi cylindre en conservant les
parties intérieures aux arêtes d’intersection, comme
l’explique le schéma ci-dessous.
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Ce
type
de voûte se monte avec un couchis facile à réaliser avec
les techniques de l’époque, tout comme pour une voûte
d’arête.
Voici
un
exemple de voûte en arc de cloître, dans la petit église
d’Arces en Charente-Maritime (17). Les arêtes reposent
sur de puissants arcs de section carrée. Sont-ils
contemporains de la construction ou bien ont-ils été
ajoutés au XVIème siècle lors de l’édification du
clocher ?
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